Concilier-Environnement

Comment concilier l’environnement et la création d’entreprise ?

Pourquoi concilier l’environnement et la création d’entreprise ?

Parce que sinon, on fait comme la génération précédente, on ne change rien et au vu des informations catastrophiques égrenées sur tous les médias, soit on est Donald Trump, soit on est le reste du monde et on essaie de prendre en compte l’environnement. Dans le cas de la création d’entreprise, cela signifie qu’on fait attention à nos impacts environnementaux. On peut ranger les impacts environnementaux dans trois grandes familles : les ressources, les déchets et la pollution.

Donc vous pouvez être de ces créateurs là, créateurs qui ont une conscience et qui ont la volonté de mieux faire les choses. Il y a peut-être d’autres créateurs qui nous lisent. Des créateurs qui veulent aller plus loin dans l’environnement et qui en font leur mission d’entreprise. Ce qui est le cas de notre société LoopEat. Et là, ça devient plus qu’une volonté environnementale, cela devient une nécessité. Si on ne concilie pas l’environnement en interne, on se risque à avoir une éthique à deux vitesses. En effet, on ne peut pas défendre la consigne et avoir la mission de supprimer les emballages jetables tout en se faisant livrer par Deliveroo les midis au travail par exemple.

Pourquoi ce n’est pas simple de prendre en compte l’environnement lorsqu’on monte sa société ?

En mon sens, parce que l’on n’impose rien, parce que ce n’est pas une priorité et parce que c’est encore trop cher.

On n’impose rien car il n’y a pas de droit environnemental avec des sanctions. Notre société sait très bien juger les délits faits aux entreprises et aux gens, lorsqu’on fait du tord à une personne morale ou physique mais personne ne juge les délits faits à la planète. Il n’y a pas de juge de l’environnement, il n’y a pas de représentant de la planète, assis dans le tribunal. Le code de l’environnement existe dans certains pays en Europe mais il n’impose pas d’obligations juridiques, il énonce seulement des normes de comportement recommandés. On paye des taxes mais on ne sanctionne pas. Dans beaucoup de cas, il n’y a pas de cadre légal, par exemple dans le cadre de notre société LoopEat, il y a un flou juridique autour de la consigne. Rien n’est écrit donc tout est permis et la loi stipule uniquement des recommandations et des encouragements à certains comportements.

Ce n’est pas une priorité parce que encore et toujours la pyramide de Maslow. Tant que l’on arrivera pas à répondre efficacement à la faim, la soif, l’abri, la protection et à l’inclusion sociale (à la misère finalement) on est mal barré. Car effectivement, comment voulez-vous que l’on se préoccupe d’une tierce personne (là je parle de dame nature) lorsque l’on n’arrive pas à s’occuper de soi-même.

C’est trop cher puisque le prix des produits ne prend pas en compte les impacts environnementaux de la conception, du transport ou de l’assemblage mis en oeuvre pour sa création, ce qu’on appelle le sac à dos écologique. J’irai même jusqu’à dire que plus l’impact est important et plus le prix est bas, un paradoxe de notre société. Quand l’on créé une entreprise, on a beaucoup d’investissements à faire et peu de fonds.

Rassurez-vous on peut quand même y arriver à notre échelle.

Mes conseils pour arriver à monter une société lorsqu’on se soucie de l’environnement

Toute activité humaine a un impact écologique, donc il faut oublier l’idée d’être zéro émission carbone, zéro déchet et zéro impact environnemental. Ce qui est important, c’est de réduire nos impacts environnementaux à un niveau acceptable pour soi-même. Pour y arriver, il faut se fixer des objectifs atteignables et pour les trouver, il faut réfléchir à tout ce qu’on va faire pour lancer notre entreprise et évaluer l’impact environnemental de chacune de ses actions.

Je vais prendre trois exemples, que je vais mettre en parallèle d’exemples personnels : l’achat de marchandises, la communication et le transport.

L’achat de marchandises, c’est comme les achats de Noël. Si on est Superman.woman, on fait ses cadeaux soi-même, on a les compétences, on est doué et on a les matières premières à disposition. Pour les cadeaux de Nöel, ça peut se faire pour certains mais pas pour tous, pour une entreprise, c’est pareil. Comme matériel professionnel, je pense notamment aux voitures de fonction, aux petites fournitures (PC, imprimantes), aux matières premières de nos produits. Et là je vais appliquer certaines règles dans l’ordre chronologique suivant : d’abord, est ce que j’en ai besoin dans l’immédiat et est ce que je ne ferai pas différemment en attendant? Si on est le 23 décembre, oui j’en ai besoin dans l’urgence mais dix mois avant, vraiment ? Ensuite, est ce que le matériel doit être neuf ? A la place est ce que je peux le mutualiser ? l’emprunter? Ma recommandation première : si on peut éviter du neuf, on évite. Fabriquer un jean nécessite 32 kilos de matières premières et 8000 litres d’eau, le processus de fabrication d’un Ipad en terme d’énergie nécessaire à le produire représente 77 ans d’utilisation (MOOC Zéro Déchet).

Finalement, si on ne peut pas faire autrement que d’acheter du neuf, deux questions primordiales doivent se poser lors de l’achat de neuf : la provenance et la durabilité. En plus d’éviter l’émission de CO2, l’achat en local favorise le tissu économique local, l’environnement au service du social. Pour la durabilité, c’est plus compliqué, il faut s’en référer aux retours clients, a l’image de marque du fabricant, à notre expérience. A quand un indice de durabilité et de reparabilité sur les produits qui nous permettrait de choisir autrement et non en fonction du prix, du nom de l’entreprise et du lieu de fabrication.

La communication c’est comme lorsque l’on essaie de se vendre auprès d’une entreprise avec son plus beau CV. Si je suis Superman.woman, je projette mon CV sur la lune pour que la terre entière le voit et je suis sûre de toucher tout le monde et donc 100% de chance de trouver un job. Technique irréalisable dans notre cas sauf que lorsque l’on crée, on a besoin d’être vu, que les gens connaissent notre existence. Cet exemple est le plus compliqué et c’est celui ou mon associé et moi-même nous posons le plus de questions. Si on voulait limiter notre impact environnemental au maximum, il ne faudrait faire que du bouche à oreille. En tout cas, l’objectif qu’on devrait tous se fixer est de faire appel à de moins en moins de publicité au fur et à mesure du temps. En attendant que ça arrive, faut-il faire du digital ? du papier? les deux ? Je dirai un mix des deux car les deux se valent, peut-être que le serveur consomme plus d’énergie que la production du papier mais si on divise par le nombre de personnes qu’il touche alors je ne suis plus si sûre de qui est le gagnant.

Si on prend le digital, on sait que les vidéos en streaming sont très énergivores. On sait que les emails qu’on envoie à nos prospects ne sont pas tout le temps ouverts ni sont supprimés donc polluent.

Si on prend le papier, on sait que les flyers ont une durée de vie de quelques minutes, cela reste du jetable à usage unique.

Outre l’aspect du support (numérique ou papier), certains pourraient se dire que la communication est « verte » si elle touche la bonne cible parce que ça voudrait dire qu’elle aura été utile. Et cette manière de penser fait primer la qualité plutôt que la quantité, c’est bien. Mais quand on débute, qui plus est avec un concept innovant et qui plus est sur du BtoC, on a juste qu’un besoin c’est que le maximum de personnes nous connaissent. Et c’est un peu notre paradoxe en ce moment avec mon associée. On a besoin d’être vu mais on a rechigné d’imprimer des flyers pendant 6 mois. C’est pour ça que je dis que cet exemple est le plus compliqué car en création d’entreprise je serai plutôt d’avis d’être un peu plus indulgent sur cette partie là. Un mal maintenant pour un bien plus tard.

Le transport, c’est comme aller voir sa famille en Belgique à Nöel. Si je me transforme en Superman.woman, tranquille pas de problème je vole jusqu’à Bruxelles, c’est rapide, pas de bruit, pas d’émissions de CO2. Ici, on peut agir sur 3 composantes : la distance, la fréquence, le moyen de transport. La distance pour tout ce qui est achat de marchandises, on essaie de faire local. La fréquence pour tout ce qui est rdv professionnels : on évite de se déplacer si on peut passer un coup de téléphone (vous savez les smartphones servent aussi à téléphoner) et le moyen de transport pour nos déplacements professionnels: dans la pyramide de Maslow inversé pour l’environnement on a d’abord le vélo puis les transports en communs, ensuite la mutualisation, puis la petite voiture personnelle et enfin le gros 4×4 diesel qui pue.

Qu’est-ce-que LoopEat a fait pour concilier l’environnement lors de sa création ?

J’ai fait une liste non exhaustive qui peut-être vous donnera des idées : Les lunchbox que nous mettons en consigne sont de qualité, durable, recyclable et sont fabriqués en Suisse (à peu près la même distance que pour aller à Paris). Nous avons acheté du petits équipements à la papeterie du quartier, à Brico Dépôt ou à Métro et pas sur Amazon. Nous n’avons pas acheté d’imprimantes et imprimons occasionnellement au bureau de tabac du quartier. Mon bureau a été fait entièrement de mobilier récupéré de seconde main. Nous partageons un kakemono pour deux avec mon associée. Nous avons attendu six mois avant d’imprimer des flyers que maintenant nous imprimons sur du papier recyclé à Tomoe. Nous limitons les visio-conférences quand c’est possible. Nous privilégions les articles et les images plutôt que les vidéos (sauf pour la campagne de crowdfunding, ou il y a eu vidéo et quelques story). Nous nous déplaçons 90% du temps à vélo, on a emprunté une remorque à un ami pour transporter les lunchbox.

A vous de jouer ! Quelles sont vos prochaines actions pour créer votre entreprise et quels sont vos objectifs environnementaux acceptables ?

Sauvage

Découverte de nos partenaires :

Amélie de Sauvage, cuisine naturelle

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L’équipe de LoopEat a la joie d’accueillir le restaurant Sauvage dans son réseau. Amélie, la cheffe, nous en dit plus sur sa cuisine…

Sauvage propose de la cuisine paléo, en quoi cela consiste ?

La cuisine paléo est pour moi une « cuisine de bon sens », bio/locale, de saison et éco-responsable. Une alimentation qui respecte la planète & l’Homme. Le principe est simple : nos gènes ont finalement très peu évolué (0,02%) alors pourquoi devrions-nous changer l’alimentation qui a permis de nous faire évoluer? Nous mangeons comme nos ancêtres les chasseurs-cueilleurs, des produits bruts, non industrialisés !

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Où puises-tu tes inspirations culinaires ?

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Mes inspirations culinaires viennent de mon enfance au cœur des Vosges. La nature a toujours été pour moi une source d’inspiration. J’aime créer, innover et inventer de nouvelles saveurs. J’aime sortir des sentiers battus et créer des rencontres inattendues comme ma recette de tarte crue avocat/citron.

Quel a été ton parcours pour devenir restauratrice ?

Je suis arrivée à Montpellier pour mon Master en communication. Après avoir fait un tas d’expériences je ne me sentais pas à ma place. Je voulais donner plus de sens à mes actions, à ma vie. J’ai vite compris que la communication n’était pas ma passion. Je me suis donc inscrite à 24 ans en CAP cuisine, une formation intense de deux années condensées en une. J’ai fait mes gammes au bistrot d’Ariane auprès d’un chef très expérimenté qui avait lui-même fait ses armes au Ritz.

En plus de proposer une cuisine healthy, Sauvage est aussi un restaurant éco-responsable. Quelles sont les actions que tu mets en oeuvre en faveur de l’environnement ?

Mes actions en faveur de l’environnement sont très claires :

  • Je composte mes déchets organiques;
  • J’offre une réduction de 0,50€ à tous les clients qui apportent leur contenant;
  • Dans un objectif de “zéro gaspillage” je travaille à la commande, ainsi un menu acheté = un plat vendu et consommé;
  • Je lie des partenariats durables avec des organismes engagés comme la Croix-Rouge Insertion qui aide les personnes en difficultés sociales à se réinsérer dans notre écosystème. La majorité des légumes que vous dégusterez chez Sauvage sont cultivés par des personnes engagées pour l’environnement !
  • Je propose les contenants LoopEat pour à terme ne plus utiliser du tout de contenant jetable

Qu’est ce que la solution LoopEat apporte à ton activité ? Comment ont réagi tes clients à ce nouvel éco-geste ?

Grâce à la proposition de LoopEat je n’achète plus de contenant en carton & je réduis mes déchets! C’est un gain de temps & d’argent. Chaque semaine Clémence et Adeline me livrent les contenants LoopEat ainsi plus de perte de temps à devoir aller acheter des contenants jetables. Les clients de notre restaurant ont tout de suite adhéré et se sont engagés pour aller ensemble vers une démarche “zéro déchet”. Pour moi c’est une fierté !

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Au rez de chaussée du restaurant se trouve une étrange salle de sport, tu peux nous en dire plus ?

Wolf Movement est un centre d’entraînement physique naturel qui permet à chacun de retrouver du temps de mouvements. La force de notre pratique est de s’adapter à tous, sportifs débutants, professionnels, anciens blessés, personnes âgées ou encore jeunes enfants, tout le monde à sa place chez nous !

L’idée principale de notre méthode est l’adaptation. Notre environnement quotidien est changeant c’est pourquoi nous avons créé la première salle de mouvement naturel de France entièrement modulable ! Chez Wolf Movement il n’y a pas un entraînement identique d’une semaine à l’autre ! Avec la méthode Wolf Movement, vous pouvez faire face à n’importe quelle situation : aider des amis à déménager sans souffrir, porter les courses de la semaine, retrouver de la mobilité après une opération… Réapprenez à bouger naturellement chaque jour avec Wolf Movement !

Wolf Movement offre à toutes les personnes qui liront cette interview une séance pour découvrir leur pratique & ses bienfaits au quotidien (informations au 06.80.60.17.46).

Retrouvez ces plats aussi bons que beaux servis dans les contenants LoopEat à Montpellier Garosud. Plus d’info ici : https://www.wolfmovement.fr/sauvage-cuisine-naturelle

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MCMD

Quels commerçants acceptent les contenants des clients?

Aujourd’hui, ça y est, vous êtes prêt·e· Quoi qu’en disent les pessimistes, vous allez faire votre petit geste écolo qui va tout changer. Parce que oui, aujourd’hui, vous y avez pensé, vous êtes sur le palier de la porte avec vos sacs de vrac et vos bocaux et vous êtes prêt.e à franchir le pas de la vrac attitude. Mais là, un petit doute s’installe. Et si vos commerçants n’acceptent pas vos bocaux? Pire, qu’on vous juge, dénigre ou qu’on s’énerve contre la belle intention qui vous anime? Tou·te·s n’ont pas le courage d’ouvrir des sentiers mais ce n’est pas grave car d’autres l’ont déjà fait et ils s’appellent Montpellier Zéro Déchet.

Qu’est ce que Montpellier Zéro Déchet (MZD)?

Montpellier Zéro Déchet est une association locale qui promeut le Zéro Déchet et qui est rattachée à Zéro Waste France. Ses missions sont la sensibilisation du public au zéro déchet et la mise en place de solutions concrètes sur le territoire.

Qu’est ce que MCMD?

MCMD signifie Mon Commerçant m’Emballe Durablement. C’est un projet développé par plusieurs antennes locales de Zero Waste France dont MZD. Charlotte Brun et Mathieu Mutel sont les deux initiateurs du projet sur Montpellier qui vise à développer l’utilisation d’emballages réutilisables dans le commerce alimentaire de proximité vers une logique de consommation zéro déchet. Ce projet a vu le jour début 2018 grâce à un appel à projet de la Banque Populaire du Sud et pour lequel MZD a obtenu 1000€ de subvention.

Qu’est ce que propose MCMD?

MCMD propose un autocollant aux commerçants à apposer sur leur vitrine pour informer leur clientèle qu’ils acceptent de servir de la nourriture dans les contenants ramenés par les clients.

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Concrètement comment ça marche?

Les bénévoles qui travaillent sur le projet sont formés sur la méthodologie à appliquer et comment présenter la démarche aux commerçants. Ils reçoivent des macarons et ils peuvent ensuite aller échanger avec les commerçants avec comme objectifs de faire connaître l’asso MZD, de faire connaître le projet MCMD et de faire apposer l’autocollant sur la vitrine.

Quels sont les avantages pour les commerçants?

Si la clientèle vient avec ses contenants, cela réduit le coût d’emballages jetables à acheter pour les commerçants. Ils améliorent également leur image de marque auprès d’une clientèle de plus en plus sensible à l’environnement. Cela leur permet également de participer à une démarche citoyenne environnementale sans investir d’argent (l’autocollant est offert) ni de temps.

Quels sont les freins les plus souvent soulevés par les commerçants?

Certains commerçants n’ont pas de vitrine pour apposer l’autocollant ou ne veulent rien apposer sur leur vitrine ; les balances sont tarées en amont et pas au cas par cas ; certains commerçants utilisent la taille de leurs barquettes comme référence pour mettre la quantité à servir et ne veulent pas se baser sur le poids.

Combien de commerçants ont accepté l’autocollant et qui sont-ils?

A ce jour, plusieurs commerçants ont apposé l’autocollant sur leur vitrine. Voici une liste non exhaustive des commerçants qui se sont engagés vers le zéro déchet – pour voir la liste complète, voir la carte:

A chacun son bocal – A l’Origine – Cityzen Market – DaybyDay – Drôle de pain – L’art des choix – Sauvage, cuisine naturelle – Agartha – Biocoop (route de Nîmes) – Boucherie des saveurs – Boulangerie l’authentique – Boulangerie rue Delpech – Citron – Comptoir des olives – Délices du Liban – Epicerie des beaux arts – Greenlab – L’assiette au pain – L’autre Sud – La cloche à fromage – La maison de la volaille – Le Gram – Le Krishna – Zandoli café

Justement, y a t-il une carte ou je peux voir les commerçants MCMD?

Bien sûr, la carte est disponible ici sur le site MZD et LoopEat propose également une carte avec ces commerces partenaires chez lesquels vous pouvez gagner des points à chaque fois que vous venez avec votre lunchbox. Certains restaurateurs LoopEat proposent également des contenants réutilisables consignés : les fameuses lunchbox LoopEat.

Demeter

Que deviennent les poubelles jaunes des 31 communes de la métropole de Montpellier?

 

Adeline est allée visiter le centre de tri Demeter, là ou se retrouvent nos déchets des poubelles jaunes. Les visites sont publiques tous les mardis et tous les jeudis de 14h à 16h, il suffit de se rapprocher de Nadège Moya de la Métropole de Montpellier pour l’inscription.

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Est ce qu’il y a beaucoup de déchets?  

 

500 tonnes sont triés par le centre par semaine. Cela représente 26000 tonnes à l’année. Seulement, lors de la création du centre il y a 24 ans, la capacité maximale fut définie comme étant de 22000 tonnes. Du coup, aujourd’hui le personnel est obligé de faire du travail de nuit en plus pour gérer le nombre croissant de volume de déchets qui arrive au centre. Ceci pourrait être évité par un tri des déchets plus corrects de la part des consommateurs-jeteurs. Car sur 500 tonnes à la semaine collectés dans les poubelles jaunes, 100 tonnes partent en refus car ne sont pas triés par Demeter! Cela représente 20% des déchets jaunes.

Mais alors qu’est ce qui est trié par Demeter?

 

Demeter trie tout ce qui est accepté par les usines de recyclage avec lesquelles il travaille. Le reste est refusé. Seulement 8 catégories sont acceptés et triés par Demeter:

 

-Fer (boîtes de conserve)

-Aluminium (canettes)

-Papier (uniquement de format supérieur à du A5)

-PET clair

-PET foncé

-PEHD

-Carton 

-Brique Tetrapack

 

Au total en moyenne, 65% du tri est du papier et le reste change en fonction des saisonnalité, en hiver il y a plus de cartons et en été plus de fer. Les objets lourds ou coupants sont refusés (comme la cocotte minute ou le verre), les objets trop petits sont refusés (le diamètre doit être supérieur à 4 centimètres donc pas de bouchons, pots de yaourt, boulons) et les objets trop grands également (exit le carton du téléviseur s’il n’est pas un minimum aplati). 

Que deviennent les refus?

 

Ils sont amenés à l’incinérateur de Lunel-Viel.

 

Est-ce que les bouchons sont triés?

 

Malheureusement, les bouchons sont trop petits pour être triés. Même si sur les bouteilles, les bouchons sont marqués comme recyclables, ils ne sont pas récupérés par Demeter. Et il ne faut pas les laisser sur les bouteilles car cela empêche de faire passer de l’air à l’intérieur de la bouteille et de lui faire reprendre une forme cylindrique. Il faut demander aux Maisons pour tous pour avoir le nom des associations qui les reprennent. 

 

Faut-il aplatir les bouteilles?

 

Surtout pas car elles perdent leur forme cylindrique et sont reconnus comme du papier par le convoyeur. Donc cela rajoute du tri manuel à l’équipe de tri, qui est constituée d’une dizaine de personnes.

 

Faut-il enlever le scotch des cartons?

 

On peut enlever grossièrement le scotch mais cela ne gène pas le processus de tri ni de recyclage.

 

Quel est le parcours de ma canette en aluminium?

 

Un des 30 camions qui collectent les poubelles jaunes des 31 communes de la métropole arrive au centre de tri. Il est pesé et vide son contenu dans le grand hall de réception. Les déchets passent dans le crible vibrant qui éliminent les petits déchets, envoient les gros vers la salle de tri manuel et dirigent les déchets intermédiaires vers une seconde machine. Celle-ci récupèrent les objets ferreux par magnétisme tels les boîtes de conserve, les autres poursuivent leur voyage. La troisième machine, une table inclinée, séparent les objets cylindriques des objets plats. Notre canette atterrit dans la dernière machine, une machine de courant foucault qui expulsera la canette vers la bonne box du rez de chaussée. Quand la box est pleine, une presse compacte le tout sous forme de balle et ces balles sont ensuite stockés à l’extérieur et récupérer par un des centres de recyclage pour avoir une seconde vie. 

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Que devient ma bouteille en PET après le recyclage?

 

Elle peut devenir aux choix un tuyau, un isolant (doudoune, duvet), un petit meuble de jardin, un banc, un flacon, un pull ou une polaire, la liste n’étant pas exhaustive. 

 

Et si j’ai mis mes déchets recyclables dans un sac noir?

 

Il ne sera pas trié et sera refusé au tout premier tri avant de passer en salle des machines. Le sac n’étant pas transparent, l’équipe de tri ne prend plus les sacs noirs car des accidents de travail sont déjà arrivés. D’ailleurs, les déchets jaunes doivent être jetés sans sacs transparents dans les poubelles jaunes (excepté ceux qui habitent dans l’Ecusson et qui n’ont pas de poubelles à disposition).

 

Est-ce que les seringues médicales peuvent aller dans les poubelles jaunes?

 

Absolument pas! Ces dernières provoquent des accidents du travail et ne doivent pas être jetés dans les poubelles jaunes. Il faut passer par la collecte des DASRI. 

 

Quand et où passe le camion du tri?

 

Il passe tous les mardi aux mêmes endroits que pour la collecte des poubelles grises. Les camions utilisés pour les déchets gris et jaunes sont les mêmes et parfois, les camionneurs oublient de changer la pancarte mais c’est bien un camion du tri Demeter qui passe les mardi.

 

Est-ce qu’on peut faire mieux?

 

On peut faire beaucoup mieux. 20% des déchets de la poubelle jaune ne sont pas triés et font perdre du temps aux équipes de tri manuel. Donc cela commence par une meilleure compréhension de ce qui est accepté par Demeter, ce que nous espérons avoir communiqué clairement dans cet article. Si des doutes persistent (il y aura toujours ce quelque chose qu’on ne sait pas trier), une visite du centre est possible le mardi et le jeudi de 14h à 15h pour poser toutes vos questions. On peut aussi prendre le mal à la source et jeter moins. Cela ne veut pas dire moins consommer mais consommer autrement. Des magasins 100% vrac comme Citizen Market, Day by Day ou A chacun son bocal proposent des produits sans packaging carton ou plastique. Des supermarchés proposent un rayon vrac, ce qui est le cas à la Cagette, un supermarché coopératif. LoopEat propose des contenants réutilisables qui ne finissent pas à la poubelle. Moins de déchets jetés, moins de collecte à faire, moins de taxe d’enlèvement des ordures ménagères. 

 

Que va devenir Demeter?

 

La métropole de Montpellier injecte 19 millions d’euros dans la rénovation de Demeter. Elle va le moderniser et l’équiper d’un tri optique ce qui va réduire le tri manuel des équipes. Elle va l’agrandir en accueillant un deuxième hall. Le centre ferme ses portes le 24 mai pour les travaux. De nouvelles consignes de tri vont probablement voir le jour lors de sa réouverture.

Finaliste de la Social Cup 2019

Finaliste de la Social Cup 2019

 

Le projet LoopEat démarre en septembre 2018 dans une rue du quartier Gambetta. Dans mon appartement, mon corps est au déménagement des cartons mais ma tête est toute occupée à cette nouvelle mission qui m’habite. Car cette graine qui germait dans mon cerveau ces derniers 9 mois a enfin germée, et elle prend le nom de LoopEat. Réduire les emballages jetables de la vente à emporter. Cela marche en Suisse alors cela devrait et doit marcher à Montpellier. Et si on le testait?  

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Me voilà 2 mois plus tard dans les bureaux de la COMUE, à intégrer le programme d’accompagnement à la création d’entreprise du Pépite Starter. D’autres porteurs de projet sont là et nous avançons côte à côte dans nos navires respectifs, certains à analyser la carte des étoiles pour trouver la destination et d’autres à préparer les équipes pour l’accostage. 

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Nous sommes dorénavant à mi-parcours du Pépite Starter, et nous avons croisé d’autres navires entrepreneuriaux qui prennent des routes fluviales différentes de la nôtre. Au sein du navire LoopEat, un drapeau a été hissé, des pigeons ont été envoyés vers les terres pour annoncer son arrivée, deux accompagnateurs ont été recrutés et une bataille va être relevée. LoopEat se dirige actuellement vers les rives de la Seine pour livrer bataille pour le concours de la Social Cup le 6 février 2019. A la clé, la gloire de la victoire mais aussi un butin à gagner. Pour être le grand gagnant, il faut convaincre le maximum de gens à voter pour son projet avec un pitch d’1 minute. On commence par la phase de poules avec 12 finalistes, puis la demi-finale avec 4 finalistes et la finale. A chaque phase, un pitch d’1 minute. 

La préparation du navire s’est déroulée sur 3 semaines. Un messager est venu délivrer la bonne nouvelle et expliquer les démarches à suivre. J’ai planché sur mes 3 pitchs qui ont été revus deux fois par des messagers de la Social Cup. Un photographe de renom, Quentin Legendre, est également venue me filmer chez la restauratrice Sauvage cuisine naturelle, qui a très gracieusement accepté de prêter son local pour le tournage. La vidéo a été montée par Lumento Films à mon ravissement le plus total. LoopEat est fin prêt pour la dernière ligne droite et s’est vêtu pour l’occasion, de ses plus beaux apparats. 

C’est le jour J, la finale à Paris chez Make Sense. Je découvre les autres projets de l’économie sociale et solidaire des autres villes de France et j’embrasse mes amis qui sont venus m’encourager. J’emmagasine du stress énergisant toute la journée pour réussir mon pitch encore mieux que prévu. Je remporte les votes du public mais malheureusement j’ai moins de vote Facebook que le grand gagnant de la soirée, Tigoun.

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Cette expérience m’a permis d’augmenter ma visibilité, de gagner en crédibilité et de remporter 500€ sur le lancement d’une collecte participative Kiss Kiss Bank Bank. Pour tous les entrepreneurs de l’économie sociale et solidaire, postulez! Vous avez beaucoup à gagner et rien à perdre 🙂

 

Si vous voulez revoir la finale de la Social Cup 2019, diffusée en direct sur Facebook Live c’est ici!

Si vous voulez voir la vidéo post Social Cup à Montpellier, c’est ici